Le RIC, c’est chic

Pour les partis dits « de gouvernement », le référendum d’initiative citoyenne (RIC), sous prétexte qu’il favorise la démagogie et l’extrémisme, fait figure de repoussoir. Dans la pratique, au contraire, cet outil se révèle une excellente école de la responsabilité politique. 

Le RIC, c’est chic

Le sujet du référendum est redevenu à la mode. À gauche comme à droite, sur l’ensemble du spectre politique, les représentants le promeuvent comme un outil réformateur, capable de remédier à la crise de confiance qui affaiblit la vie politique française. Pourtant, le dernier référendum français en 2005 a lui-même été considéré comme l’un des points de départ de la défiance du peuple français à l’égard de ses élites.

En 2005, le rejet par référendum du traité constitutionnel a été suivi par l’adoption du traité de Lisbonne en 2008, sans consultation populaire directe. Le populisme et la défiance envers les institutions n’ont fait qu’augmenter depuis, alimentant l’idée que le peuple n’était plus souverain, et qu’il était dirigé par des élites incapables de l’écouter. 

Depuis, aucun président ne

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