Les derniers hommes libres

Si les nomades sont libres, ce n’est pas parce qu’ils vivent sans contraintes, bien au contraire ; c’est parce qu’ils incarnent, dans leur relation avec une nature vide et sauvage, la quête de la liberté intérieure.

Les derniers hommes libres
© Philippe Bourseiller / Hemis

Les nomades seraient les derniers hommes libres. Eux qui continuent d’arpenter le Sahara avec leurs troupeaux en quête de pâturages, et plantent leur tente sous les étoiles, quand le sol est propice, non loin d’un puits. Libres, ceux qui partent dans l’aube avec leurs bêtes vers la vie. Ceux qui se contentent de peu, savent lire les messages du sable et connaissent le nom des étoiles. Libres, ceux qui sont les amis du silence. Ceux qui ne craignent ni le froid, ni le vent. Libres car ils ne dépendent pas de l’époque. Seulement de la terre. Ils n’ont rien, mais ils ont l’espace. Ils ignorent les cases. Et les

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